La semaine passée je découvre une chanteuse : Soha. Superbe voix. je veux aller acheter un de ses disques à la FNAC : deux sont disponibles à 18 et 23 euros pour quatorze titres d'une personne que je découvre pour la première fois. Impossible d'acheter une version courte ou découverte.
Dans le rayon des livres à côté : toutes les versions sont disponibles, du poche à 2 euros au superbe livre d'art à plus de cinquante euros.
Morale de l'histoire j'ai acheté des livres de poche et brochés et laissé de côté le disque de Soha qui coûtait le prix de deux poches. Les trois vendeurs du rayon disque convenaient avec moi que l'offre de musique était devenue totalement inadaptée alors que les éditeurs ont toujours pris soin d'offrir une palette beaucoup plus large de produits.
Il est trop facile de condamner le seul téléchargement illégal avec une offre aussi inadaptée alors que le produit à fabriquer est si bon marché. Les producteurs de disque feraient bien d'aller plus souvent à la FNAC, ce n'est pas le téléchargement qui les condamne mais leur incapacité à répondre aux attentes du marché avec une offre diversifiée. Ils n'ont pourtant qu'aller dans le rayon d'à côté où les acheteurs sont nombreux.
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