Suis-je vieillissant ou de plus en plus attentif au respect émanant des entreprises avec lesquelles je suis en contact obligé et permanent.
Je me souviens de ce constat déjà ancien de Tom Peters dans son best-seller, Le Prix de l'Excellence : 70% des clients quittent une entreprise, non pas parce que le service ou le produit ne conviennent pas ou qu'ils n'en n'ont plus les moyens mais bien parcequ'ils ont le sentiment de ne pas avoir été considérés.
La hausse des dépenses contraintes (téléphonie, internet, mutuelle, pass-autoroute, assurances, ...) et donc de l'économie du prélèvement amène à penser l'importance croissante du respect.
Les entreprises n'ont plus à nous séduire mais à nous assurer chaque jour de leur respect. Dis autrement la relation commerciale ne s'achève pas au paiement comme avec l'achat d'un produit mais au contraire commence au passage en caisse.
Un exemple relevé cette semaine :
1. La mutuelle qui vous annonce par courrier, qu'une décision rétroactive (de son conseil d'Administration, sic), heureusement que ce ne fût pas de la direction informatique ou du personnel (!) ne remboursait plus un certain type de dépenses.
Ou comment réduire l'appétence, la confiance dans une instituion après cinq années de bons et loyaux services par un comportement irrespectueux !
Pourquoi ne pas contraindre les mutuelles (et tous les fournisseurs qui utilisent la démarche du prélèvement) à adresser, comme les banques, à la fin de l'année, un récapitulatif des dépenses engagées dans l'année écoulée et des engagements de couverture à venir ?
Les français ne sont pas opposés à la mensualisation, 93% y succombent mais elle implique chez le fournisseur une adaptation de ses prestations :
Comment vais-je maintenir un service de qualité dans cette nouvelle économie du prélèvement donc du lien ?
C'est sûrement une nouvelle approche de penser cette exigence dans une économie de la durée alors que, paradoxalement, le temps s'accélèrerait : contrats de travail à durée plus courte, durée de vie commune réduite, vacances plus fréquentes mais réduites, ....
Est-ce l'aliénation à laquelle pensait Karl Marx ? Après la chaîne du travail, la chaine du prélèvement ?
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