La tradition des vœux date du XVIII° siècle et nous viendrait d'Angleterre.
Si elle a un côté sympathique quand elle nous donne l'occasion de renouer avec des personnes perdues de vue, la manière dont elle est pratiquée aujourd'hui me fait un peu penser à cette horrible phrase qu'une quantité croissante de personnes semble obligé de vous asséner en vous quittant : Bon Courage. (Y compris donc dorénavant dans les vœux reçus par Internet de la part d'inconnus qui captent l'intégralité de leur fichier de contacts !).
Comme si nos vies à tous étaient horribles (regardons-nous autour de nous sur la Terre et je crois que nous devrions plutôt être satisfaits de notre sort que nous plaindre en permanence).
Il en va aussi de même avec cette nouvelle formule rituelle qui semble nous venir du Sud : "c'est parti".
Là aussi toute action est effort, toute nouveauté est crainte alors entrons dans la danse mais soyons méfiant.
Je n'ai qu'un vœu pour 2009 : cessons ce marketing de la peur, cessons d'avoir besoin de courage et soyons heureux de notre sort.
Voici en vrac quelques bonnes intentions de nous réjouir :
- L'entrée de la Slovaquie dans l'euro. Le seizième pays est le premier de l'ex-bloc soviétique et en moins de trente ans des dictatures peuvent connaître une réelle amélioration de leur sort.
- La fin de la publicité sur France Télévisions : loin de moi d'être un soutien inconditionnel du pouvoir en place mais si cette décision offre plus d'émissions de qualités non entrecoupées de messages publicitaires faisons le pari de nous réjouir.
- Internet ne cesse d'accroître son rôle dans la société et il est difficile de ne pas y voir un élément d'éducation et de démocratisation. Voyez la difficulté des chinois à libérer son accès.
Alors bien sûr je sais que la guerre fait rage au Moyen-Orient, que la crise financière n'en finit pas de dérouler son cortège de banques frileuses pour ne pas dire plus. Néanmoins, les bonnes nouvelles me semblent bien supérieures aux mauvaises et il n'est pas nécessaire d'avoir du courage pour bien vivre en 2009 en France mais bien au contraire se rendre compte de notre chance collective.
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