Dans la suite de mon propos sur l'économie du prélèvement je voudrais revenir sur le principe de précaution et son applicabilité commerciale à partir d'un cas concret.
Le 31 janvier je dois me rendre à Tours en Indre et Loire et souscris une assurance annulation en même temps que mon billet de train.
La Préfécture de l'Indre et Loire applique le plan Grand Froid, Niveau 3 Alerte Orange. La Préfecture demande de reporter les déplacements dans la mesure du possible. Je m'exécute et demande naturellement à l'assurance annulation de mon billet de train de s'appliquer.
Vous lirez le "magnifique mail adressé ci-dessous" : je vous laisse le parcourir il donne envie de travailler dans l'Assurance !!!
En terme marketing cette interpellation pose deux questions de fond :
1. Comment traiter le principe de précaution dans son propre métier quand une décision publique et qui a "force de Loi" doit s'appliquer sur un danger seulement éventuel ?
2. L'appréhension d'une démarche systémique est croissante dans les métiers du marketing : les décisions extérieures au produit/service vendu ont un impact croissant sur le processus de décision du consommateur final.
Quel rôle pour les directions marketing face à ces deux questions : principe de précaution et démarche systémique ?
"A cette occasion, vous avez évoqué le contrat souscrit comme étant celui destiné à couvrir votre séjour.
Les conditions générales de ce contrat, qui précisent les conditions dans lesquelles nous sommes susceptiblesd'intervenir, ont fait l'objet d'une lecture attentive.
Nous constatons qu'aucune des garanties offertes ne s'applique aux circonstances de votre annulation. Dès lors, aucuneprise en charge de vos frais de désistement ne peut être envisagée au titre de cette assurance.
Au regret de ne pas pouvoir répondre favorablement à votre demande de remboursement.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de nos sincères salutations".
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