Il serait de faux de croire que les praticiens du marketing ne succombent pas aux préjugés comme d'autres catégories de population. Ma référence est ici le groupe de policiers d'interventions en région parisienne avec cette donnée édifiante :
"80% des policiers travaillant en banlieue sont nés dans des zones rurales et dans des petites et moyennes villes de province. Autrement dit, 80% n'ont pas d'expérience du milieu urbain, des grandes agglomérations. Or, la première affectation des jeunes recrues qui sortent de l'école nationale de police est dans les banlieues, car ces postes ne sont pas très prisés".
Et si nous disions que dans le marketing "80% des professionnels sont issus des classes moyennes et supérieures et qu'ils ont suivi des études dans des écoles qui reproduisent les mêmes comportements de classe".
Ce chiffre est toujours valable et évolue peu pour les grandes écoles de commerce : ne soyons pas surpris que 80% des lancements de nouveaux produits soient des échecs au bout d'un an.
Ils sont lancés par des personnes qui ne connaissent pas leurs consommateurs, hormis à travers les études de marché et qui n'ont aucune idée de la "vraie vie" en dehors des quartiers prisés et des belles banlieues des zones urbaines.
Policiers d'intervention et praticiens du marketing : même réflexe de classe (caste ?). Mon propos est de montrer combien la réalité des organisations est plus prégnante que les grandes envolées ou déclarations de dirigeants : les études et les origines déterminent pour beaucoup les comportements d'adultes.
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