La présomption de fraude au comité d'entreprise de la RATP est une nouvelle contribution à une particularité française : le Comité d'Entreprise et sa face cachée : les fraudes qui y sont attachées.
Crée après la seconde guerre mondiale pour toute entreprise supérieure à 50 salariés et abondé par l'entreprise (1% de la masse salariale sauf à EDF, 1% du CA ce qui explique que le CE ait son propre CE) le comité d'entreprise a toujours eu très mauvaise presse parmi les dirigeants de PME. On ne compte pas le nombre de dirigeants adoptant une politique malthusienne pour ne pas grandir plutôt que passer les fameux seuils de 10 salariés (nomination d'un délégué du personnel) puis de 50 salariés.
Une question iconoclaste : pourquoi ne pas réfléchir à une hausse conséquente du seuil des CE, les entreprise de plus de 500 à mille salariés par exemple afin que les structures d'accompagnement, une direction des ressources humaines professionnalisée, soit l'interlocutrice du Comité d'Entreprise plutôt qu'un dirgeant esseulé et débordé dans une structure de 50 personnes ?
Cette évolution faciliterait la professionnalisation de l'intervention syndicale dans les entreprises à partir de 50/100 salariés et ainsi pourrait remédier à trois travers :
1. L'absence de professionalisme des gestionnaires de CE,
2. Le refus de la croissance de la part de dirigeants d'entreprise,
3. La faible représentativité syndicale et la forte tension qui règne dans les conflits du travail : les syndicats interviennent souvent trop tard.
En allouant les sommes dédiées aux CE, pour partie aux salariés sous forme de hausse de salaire et aux syndicats sous forme de contribution obligatoire la mesure permettrait d'assouplir des relations souvent tendues et d'augmenter les salaires. A discuter ?
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