Un phénomène similaire de rapprochement par les valeurs est notable dans la consommation de services : banques, modalités de l’écoute de la radio et distribution de vêtements. Dans le premier cas, l’étude des modalités d’utilisation par les Français d’Internet[1] pour l’utilisation de leurs services bancaires ne laisse pas de surprendre. La tranche de population la plus connectée et technophile, (les 25-34 ans) utilise beaucoup Internet pour consulter leurs services bancaires (51%) mais la différence avec les tranches d’âge suivantes est relativement faible. De 35 à plus de 55 ans le taux des Français à se connecter pour consulter leurs services bancaires est relativement constant : 48 à 45%. L’exceptionnelle proximité entre les taux d’emploi d’Internet par les actifs et les inactifs seniors étaye un constat déjà proposé depuis l’introduction d’Internet : c’est un outil discriminant beaucoup plus par le niveau d’éducation que par la classe d’âge.
Cette discrimination induite par le réseau des réseaux est aussi notable dans l’audience radiophonique par le biais des téléchargements (podcasts). L’étude d’avril 2010 publiée par Médiamétrie[2] enseigne que France Culture à l’audience nationale ridicule (1,8%) a un nombre de téléchargements (2,4 millions) supérieur à ceux de RTL, première radio de France avec une audience dix fois supérieure à l’antenne culturelle du service public.
Cet indicateur est un élément supplémentaire de l’éducation d’un consommateur responsable et éduqué, loin du coupable idéal d’entreprises désireuses de croire à sa défausse.
Un dernier exemple à retenir est celui de l’industrie de l‘habillement. Comment comprendre qu’une seule entreprise est capable de faire se connecter tous les matins des dizaines de milliers de françaises pour acheter quoi? Des vêtements. Vente-privée.com[3] est une éminente « success-story à la française » qui doit tout aux changements de comportement des individus et bien peu à leur culpabilité.
Trois exemples référents qui annoncent des modifications de comportement de la consommation sans qu’il ne soit possible d’évoquer ni la culpabilité du consommateur et encore moins l’environnement macro-économique mais beaucoup plus sûrement son éducation et le progrès technologique.
A tour de rôle, hyperconsommateur, consom’acteur, consom’expert, conso’battant, le Français est d’abord et avant tout un individu désireux de consommer les produits et les services qui répondent à ses attentes en toute responsabilité mais sans qu’il ne soit nécessaire de lui faire peser une quelconque culpabilité.
[1]Etude DigitalTrends, février 2010.
[2]Médiametrie.fr : Résultats de la mesure de la Catch-Up Radio - mars 2010 publiés le 24 avril 2010.
[3]Vente-Privée.com réussira-t-il à s'imposer comme réseau de distribution en ligne ?, L’Entreprise, 5 février 2010.
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