Alors comment comprendre que :
- Les agriculteurs de certains pays (Danemark) se plaignent moins
- Les agriculteurs qui ont favorisé le développement de marques ou labels résistent mieux.
Je vois deux raisons :
- La trop grande quantité d'organismes et d'associations dédiées à la défense (le terme est important : pourquoi ne pas lui préférer promotion) de la filière fruits et légumes : 280. Or comme l'avait bien montré Edgar Morin dans les années 1960 à propos de sa magistrale enquête sur le village de Plovezet (La métamorphose de Plovezet écrit en 1964-1965 et publié en 1967). Ce sont ces mêmes organisations et plus particulièrement la JAC (Jeunesse Agricole Chrétienne) qui avaient tenu un rôle majeur dans la modernisation de l'agriculture française et notamment en Bretagne.
- Ces organisations issues du monde de la production restent très éloignées du monde de la distribution qui s'implique toujours insuffisamment. Les industriels et l'Etat avaient à leur manière soutenu la JAC (formation, éducation, ...). Actuellement la grande distribution semble bien, à tort, absente de ce travail de formation et d'éducation.
Le constat proposé ici du rôle indispensable d'éducation des organisations syndicales et d'accompagnement 'marketing' de la part des donneurs d'ordre (hier les industriels), aujourd'hui les distributeurs, reste à être encore intégré par ces derniers.
Cette incompréhension mutuelle entre les mondes de la distribution et de l'agriculture, qui favorise paradoxalement, les producteurs devrait néanmoins être levée.
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