En discutant avec un dirigeant d'une grande entreprise cotée en Bourse j'ai eu la grande surprise d'apprendre que certains publicitaires continuaient à suggérer qu'Internet allait entraîner la disparition des entreprises de médiation et que toute l'information serait directment accessible. Quelle erreur ! Comment peut-on continuer à répéter cette ineptie alors que la médiation est au contraire le signe d'une saine économie : plus il y a de médiateurs mieux se porte l'économie.
Un exemple récent est attesté par l'industrie de l'édition comme le rapporte Le Monde des Livres de la semaine passée : "le jackpot de l'autoédition".
Dans le monde du livre, les avis furent aussi nombreux à soutenir que le métier d’éditeur allait connaître de graves difficultés, chaque auteur pouvant s’autoéditer. Or s’il est vrai que l’autoédition comme l’édition à la demande croissent grâce au progrès technologique, l’éditeur, c’est à dire le médiateur n’a pas été remplacé. Les nouveaux éditeurs proposent et animent ces récentes plateformes d’autoédition en prenant en charge la production, la distribution et bien sûr la transaction financière.
L’évolution du modèle industriel de l’édition contribue à un changement de degré de la double relation des auteurs avec leurs éditeurs et des lecteurs avec les libraires mais en aucune façon le recours à de nouveaux supports (l’autoédition ou la distribution en ligne) ne sauraient effacer, bien au contraire, le rôle du médiateur (l’agent littéraire, l’éditeur ou le libraire).
Finalement Internet ne va pas réduire la médiation mais au contraire la redéfinir ce qui est totalement différent.
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