Exceptionnel : je reçois ce matin 30 mars un mail de la Fondation Bonduelle (sic) m'informant :
" Une étude réalisée auprès des sujets Américains permet de distinguer 5 clusters de sujets aux comportements similaires. On voit que la télévision, l’ordinateur, sont des caractéristiques pour des sujets en surpoids ou obèses.
Cette étude montre l’importance d’une prise en charge des habitudes de vie liées au surpoids.
Les processus industriels de fabrication de l'alimentation liés à une communication télévisuelle qui n'incite pas à l'exercice et des modes de diffusion (snacking) ont créé un cocktail explosif, responsables ensembles de l'obésité.
Alors un peu de décence s'il vous plaît Messieurs et Mesdames de la Fondation Bonduelle. Avant de rechercher "une opportunité marketing" faîtes l'effort de comprendre le mal que vous avez fait, sa réparation n'en sera que facilitée et ne soyez pas surpris que le mouvement monte pour vous refuser la communication publicitaire à destination des enfants ou qui vous détourne d'un discours santé qui sent la récupération commerciale.
Professionnel, enseignant et essayiste autour du Marketing je suis vraiment triste de voir la discipline attachée à une telle déviance. En même temps je comprends aisément pourquoi ce mot est parfois si décrié voire rejeté et à juste titre dans un tel cas.
La démarche de la Fondation est d'ailleurs à interroger : le vocable est digne de respect mais sa composition est exclusivement commerciale ou consultante dont l'une reconnaît le rôle des industriels dans l'obésité (où sont les universitaires et les chercheurs ?) ; quelle est son indépendance ? (la majorité du conseil est composée de membres de l'entreprise), quelle est sa vocation scientifique ?
Les entreprises de grande consommation ont souhaité développer un nouvelle relation avec leurs consommateurs en proposant un regard à long terme (Institut Danone, L'Oréal et la Science, ...). Il serait regrettable que de telles initiatives souhaitables pour rapprocher la recherche de son application commerciale soient détournées de la sorte de leur vocation initiale.
Il pourrait être intéressant qu'un label ou une norme autour des Fondations soit proposé et ratifié par les instances les plus significatives pour éviter ce type de détournement.
"En professionnel aguerri et non pollué par le jeu savant des temporisateurs intéressés, je sais qu'il existe de vraies solutions au surpoids, j’en ai des preuves patentes. Mais ceux qui savent comme moi sont bâillonnés par le lobbying du libéralisme alimentaire qui s’acharne à prospérer sur le gras et le mal-être des autres."
Moi aussi je sais qu'il y a des solutions et je sais que les régimes n'en font pas partie. Ils sont une des causes des problèmes de poids actuels et ils agravent la situation. Toutes les études épidémiologiques le montrent.
Linda
Présidente de Riposte à Riposte Univers
Rédigé par : Linda | 06 mai 2009 à 12:47
Cher Monsieur,
Le problème du surpoids dans le monde mérite beaucoup d'attention, c'est un marqueur clair de l'évolution de nos sociétés mais plus encore de la réponse que nous allons lui apporter. Jacques Attali, brillant parmi les brillants a accepté de pointer de son regard aiguisé ce mal-symptôme et il l'a parfaitement défini en suggérant que l’une des alternatives du choix serait de l'accepter comme un fait accompli et que les obèses puissent être considérés comme des mutants adaptés au monde que nous avons créé sinon voulu.
Je suis médecin et nutritionniste et président d'une association internationale regroupant des médecins issus de tous pays et cultures et indépendamment des questions techniques, se pose pour nous la question fondamentale de savoir si c’est vraiment ce que nous voulons.
Pour être plus clair et concret, sommes-nous prêts à devenir gros, très gros même et à accepter de le rester pour le simple plaisir de continuer à céder à la tentation ou à l'offre ?
Dans toute vie individuelle et de société, il y a un temps pour succomber et un temps pour se lever et résister. Je suis un homme de terrain et je le constate au quotidien, nous avons tous une dose minimum de plaisir à butiner dans l'existence et une dose de déplaisir à éviter pour seulement tenir debout sans recourir aux antidépresseurs.
Et je suis heureux de constater chaque jour de ma vie de praticien militant que si le plaisir de manger ou l'apaisement fourni par l'aliment est fort, celui de lutter contre l'envahissement de son corps par une gangue déshumanisante peut le surpasser car infiniment plus valorisante et épanouissante.
Pour résumer, accepter l'obésité n'est pas la fatalité que l’on tente de nous présenter et sur laquelle on feint de s'apitoyer. En professionnel aguerri et non pollué par le jeu savant des temporisateurs intéressés, je sais qu'il existe de vraies solutions au surpoids, j’en ai des preuves patentes. Mais ceux qui savent comme moi sont bâillonnés par le lobbying du libéralisme alimentaire qui s’acharne à prospérer sur le gras et le mal-être des autres.
J'ai découvert en vivant depuis trente ans avec mes gros et mes obèses, parmi ces êtres émouvants et souffrants que le consommateur malheureux consomme plus – et pas seulement de l’alimentaire - que le consommateur heureux.
Et que les personnes ayant la chance de vivre au sein d'un couple heureux, émerveillés par les enfants qu'ils ont engendrés, ou qui ont celle d'exercer une profession ayant du sens ou, mieux encore, qui admirent spontanément la nature, prennent plaisir à se servir de leur corps, croient en leur dieux ou soient fascinés par la beauté du monde, j’ai découvert avec effroi que tous ces plaisirs simples et naturellement inscrits dans notre nature initiale posaient un immense problème à nos sociétés, ils étaient.. gratuits et portaient ombrage à leur modèle économique !
Et en somme qu’être heureux n’était plus DU TOUT l’objectif de nos sociétés, et que pour que la ruche prospère, il fallait – c’est difficile à écrire – que l’abeille ne soit pas heureuse !
Qui aura le dernier mot ? Je cherche des passionnés et surtout des défenseurs d’abeilles.
Docteur Pierre Dukan
Président Riposte Monde
Rédigé par : docteur pierre dukan | 13 avril 2009 à 12:45
Chère Madame de Reynal,
Je vous propose une réponse circonstanciée dans un nouveau post publié ce jour car je crains avoir à la fois bien lu et ne pas souhaiter comme vous l'anticipez à tort, une quelconque volonté de polémique. Bien au contraire.
Avec mes remerciements anticipés,
Bien à vous,
Th
Rédigé par : Thierry Maillet | 30 mars 2009 à 14:00
mais vous ne savez pas lire monsieur Maillet ? Sans doute votre fougue et votre envie d'en découdre... vous ont fait lire sans doute un mot sur deux, ou peut-être - c'est bien plus grave - lire ce que votre imagination voulait qu'il soit écrit afin de vêtir votre blanc destrier...
je vous invite à relire l'information qui est publiée : htp://www.fondation-louisbonduelle.org , à lire la totalité de l'article qui est cité en référence - ce que tout bon journaliste fait afin de vérifier ses sources - puis de reprendre votre plume pour informer vos lecteurs.
Plume qu'il faut tourner 7 fois dans son encrier avant de ...
Rédigé par : beatrice | 30 mars 2009 à 13:32