L'industrie culturelle surnage-t-elle dans un océan de mauvaises nouvelles ou les français orientent-ils progressivement leur consommation vers de nouveaux produits/services.
La première hypothèse est conjoncturelle (les entrées au cinéma augmentent aussi et le siteAllociné enregistre une hausse de 35% de sa fréquentation) et cessera une fois que les français auront retrouvé le chemin des magasins nourris par le retour de la confiance (et l'inévitable hausse des salaires à venir ! ).
La seconde hypothèse est structurelle et est liée à différents éléments :
- Le vieillissement de la population
- La hausse de la population
- L'accroissement du niveau éducatif de la population (80% d'une classe d'âge a le bac, un objectif des les années 1990).
- L'augmentation de la notoriété du livre grâce aux nouveaux médias et principalement Internet mais aussi la presse gratuite.
- Un enrichissement et une amélioration de l'offre (BD, livres étrangers, livres pratiques et notamment de cuisine,...)
- Une maîtrise des prix et notamment une hausse de la diffusion des livres de poche.
Il est toujours difficile de qualifier des paramètres puis de les classer par ordre d'importance. Néanmoins, l'ensemble de ces explications doivent jouer dans la hausse de 20% de la fréquentation du Salon du Livre tout comme la hausse des ventes ces derniers mois selon la revue de la profession, Livres Hebdo.
Le phénomène ne serait pas propre à la France mais est aussi relevé aux Etats-Unis et au Canada par exemple.
L'évolution du marché du livre est donc la résultante d'une double action sur l'offre et la demande qui est une nouvelle illustration de l'importance de l'innovation et de l'absence de fatalité dans un secteur 'destiné à souffrir devant les nouveaux comportements de consommation'. Rien n'était moins sûr comme l'illustrent les chiffres des derniers mois et le succès du Salon du Livre.
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